Une histoire, des lauréats

En 2008, le magazine Process Alimentaire introduisait pour la première fois le critère du développement durable dans sa distinction annuelle qui était alors « Les cinq industriels de l’année ». Depuis, d’évolutions en réflexions, et grâce à un jury de plus en plus pointu, avec une expertise technique maximale spécifique à l’industrie agroalimentaire, le Prix de l’Usine alimentaire durable est devenu un rendez-vous bisannuel attendu par la filière et suivi par toute la profession. Cette 8e édition consacrera son lauréat lors du colloque inédit Meet’in Agro organisé par le CFIA et PROCESS ALIMENTAIRE le 6 décembre 2018 au Palais Brongniart à Paris.

Petit retour en arrière …

En 2016, Pierre Philippe, directeur général des Vignerons de Buzet, déclarait en venant remporter le trophée au SIAL Paris : « Nous sommes inscrits depuis plus de 10 ans dans une démarche de développement durable qui a très clairement sauvé l’entreprise sur le plan économique. Elle nous a donné une colonne vertébrale et, aujourd’hui, beaucoup de fierté ! »

En 2014, le spécialiste des infusions et du thé Pagès avait été lauréat, prouvant qu’une « entreprise auvergnate historique » pouvait être efficace à partir des valeurs de simplicité, de raison et d’honnêteté, et en jouant la carte du collectif.

En 2013, c’est l’usine Yéo international (Sodiaal) à Toulouse, spécialiste du yaourt à marque de distributeur, qui gagnait le prix. L’entreprise se démarquait grâce à des actions inédites telles que le ferroutage, mais avant tout grâce à la cohérence de sa démarche.

En 2012, Process Alimentaire désignait le fabricant des boissons rafraîchissantes Delifruits (Margès, 26), filiale Refresco France. La pertinence de sa stratégie globale faisait la différence, ainsi qu’un taux d’utilisation de PET recyclable de 50%, et le bambou-assainissement.

La biscuiterie bretonne Filet Bleu (St-Evarzec, 29), filiale du groupement Les Mousquetaires Intermarché, remportait le Prix 2011. Sur le volet technique, pour ses actions et résultats objectifs, et sur le volet social, pour sa crèche interentreprises et l’implication des représentants du personnel.

En 2009, le meilleur partenariat développement durable revenait à l’andouillerie l’Atelier de l’Argoat (Plélan-le-Grand, 35) pour son investissement dans le procédé Biothermie de recyclage des déchets graisseux en bio-combustible avec le chaudronnier Le Garrec.

En 2008, le Petit Cuisinier était désigné industriel de l’année catégorie Développement durable pour son nouveau site de Vitry-en-Artois (62). Il était alors l’un des précurseurs de la méthanisation en agroalimentaire, de la récupération des eaux de pluie et de l’installation de panneaux solaires.